BANDITS-MAGES PRÉSENTE THE RESIDENTS

BANDITS-MAGES PRÉSENTE THE RESIDENTS

Exposition rétrospective au Transpalette du 21 avril au 2 juin
avec The Bunny Boy Secret Room

Vernissage le 20 avril à 18h : un invité surprise est attendu pour une performance mystérieuse.

Cette première exposition rétrospective de The Residents, produite par Bandits-Mages, se déploie sur les 3 niveaux du Transpalette à Bourges. C’est entre ces murs que va réapparaître de manière physique, après sa création en 2008 sur Youtube, la chambre secrète de The Bunny Boy. Véritable plongée dans l’esthétique visuelle et sonore du collectif, l’exposition met en perspective des documents rares et des images d’archives à travers des performances, des projections de films et des rencontres avec des penseurs et artistes contemporains.

L’exposition est accompagnée par le fanzine I’M A RESIDENT conçu comme un catalogue s’enrichissant en cours d’exposition. Il articule des archives rares et des textes inédits selon trois thématiques choisies : les médias comme espaces de création, la transgression historique et culturelle par le spectacle, l’imaginaire et la folie du dé-doublement. Enfin, la rumeur court que le film Sculpt de Loris Gréaud apparait lors de rendez-vous clandestins…
 

THE WORLD’S MOST MYSTERIOUS BAND

Les Bandits-Mages rencontrent The Residents en juin 2016. Depuis, elles-ils imaginent ensemble un projet d’exposition des productions du collectif mythique né en 1969. Prônant une dépersonnalisation radicale, The Residents est le groupe le plus mystérieux au monde, surgissant et demeurant masqué au sein de la pop culture.
Leurs concepts-albums radicaux ont rythmé 50 ans de productions musicales et audiovisuelles, jusqu’à ce jour. Leur musique emprunte, pirate, déconstruit et renouvelle le moindre son jusqu’à l’ivresse. Leur univers visuel mais aussi leurs films, leurs performances, leurs spectacles et leurs identités mêmes incarnent une véritable mythologie où l’art de la farce enfantine flirte avec la mélancolie grinçante. Soutenus par de nombreux fans à travers le monde, que nous pourrions plutôt qualifier d’adeptes, ils continuent d’influencer nombre de groupes musicaux et d’artistes contemporains. Sous l’égide de leurs mentors Sun RaCaptain Beefheart ou Frank Zappa, et appliquant les préceptes de la Théorie de l’obscurité du mystérieux N. Senada, The Residents déploient une œuvre d’une liberté à la fois folle et très sérieuse.

Au rez-de-chaussée

UN DISQUE = UN CONCEPT

  • Meet The Residents (1974)
  • Third Reich N’ Roll (1976)
  • Not Available (1978)
  • Eskimo (1979)
  • Subterranean Modern (1979)
  • Commercial Album (1980)
  • The Big Bubble (1985)
  • Wormwood (1998)
  • Cdrom Bad Day On The Midway (1995)

Sur moniteurs (petit salon et accueil librarie)

  • The Eyes Scream (1991) – John Sanborn / Étoiles : Penn Jillette et Teller, The Residents
  • Theory Of Obscurity (2015) – Don Hardy

Dans notre salle de cinéma

  • Hello Skinny (1986) – par Graeme Whifler
  • Melon Collie Lassie (2014) – par Don Hardy et Grame Whifler
  • One Minute Movies (1980) – Une série de court-métrages de 1980 de The Residents réalisée avec Graeme Whifler, sorti pour promouvoir The Commercial Album. Les quatre titres sont Moisture, The Act of Being Polite, Perfect Love et The Simple Song.
  • The Ultimate Box Set (2012) – L’UBS (Ultimate Box Set) a été annoncée par le biais d’une vidéo YouTube en décembre 2012.
  • Junior’s Double Trouble Nightmare (2016) – Double Trouble est un projet de film de The Residents, annoncé pour la première fois en novembre 2016 et actuellement dans la phase de production.
  • Trailer Double Trouble (2017) – Bande-annonce du film The Residents’ Double Trouble qui actualise et élargit Vileness Fats, leur chef-d’œuvre inachevé des années 1970.
  • Walking Woman (2006) – Fait pour The Residents : Re-Viewed, une exposition au MoMA.

Au premier étage

MEET THE RESIDENTS

 

“En 1969, alors qu’ils font la route jusqu’au 20 Sycamore Street à San Francisco où ils ont décidé d’habiter, les Residents voient leur camion caler dans la ville de San Mateo. Ils sympathisent alors avec le guitariste anglais Snakefinger, qui les présente à leur futur mentor, N. Senada. Senada ne va pas tarder à exercer une influence prédominante sur le groupe, spécialement par le développement de sa «Théorie de l’Obscurité». Cette théorie peut d’ailleurs se résumer à une idée dont toutes les autres découlent : celle qu’un artiste fait son meilleur travail dans l’ombre, sans l’influence d’un public quelconque. ” Pacôme Thiellement

En 1971, The Residents se produisent en soirée open-mic dans un club appelé The Boarding House. The Residents jouent aux côtés de Phillip «Snakefinger» Lithman, de N. Senada – expérimentaliste bavarois, et de Peggy Honeydew – chanteuse de boîte de nuit. Le spectacle complet est sorti 20 ans plus tard sur la compilation UWEB «Daydream B-Liver». Les documents de tournages sont les rushes de It’s A Mans World, de l’album George & James (1984).

Ralph Records & Pore-Know Graphics
Ralph Records est la maison de disques originale de The Residents, d’abord fondée en 1972 pour sortir le disque Santa Dog. Le nom provient de l’expression argotique «appeler Ralph au téléphone en porcelaine» : c’est-à-dire vomir.

  • Georges and James dans la pore-know graphics’ gallery (1984) – George Gershwin (1898-1937) et James Brown (1933-2006).
  • The Man In The Dark Sedan, Snakefinger (1980) – produit par The Residents & Snakefinger, Ralph Records

Je suis l’homme à la berline noire / Je suis venu te prendre la main.
J’ai été envoyé ici pour être sincère. / Véritable et inébranlable / Je suis venu pour dire que ce jour du jugement dernier / De l’homme s’est réalisé
Je suis l’homme à la berline noire / Je suis venu te prendre la main.
Vous pouvez me suivre / Je vous promets de vous emmener loin d’ici. / Nous devons partir avant la veille / D’un gris éternel
Je suis l’homme à la berline noire / Je suis venu te prendre la main.
Vous quitterez cet endroit et remplacerez bientôt / Les noms de ceux que vous connaissez / Avec une confrérie qui a résisté / Les sangsues et la neige

Whatever Happened To Vileness Fats (1972 – 1984 – …)

En 1984, The Residents ont découvert que les technologies vidéos avaient vraiment avancé au point où ils pourraient sauver leurs vieilles bobines du film Vileness Fats et le transférer en VHS. Ils ont créé une vidéo d’une demi-heure à partir des quatorze heures de rushes, le résultat s’appelant Whatever Happened To Vileness Fats.

Avant même de faire Santa Dog, The Residents ont commencé à travailler sur un projet incroyablement ambitieux : un long métrage intitulé Vileness Fats. Le groupe venait d’emménager dans un studio au 20, rue Sycamore, dont le rez-de-chaussée était complètement ouvert – parfait, semble-t-il, pour une scène sonore. Les Residents estimaient que le cinéma serait le médium idéal pour les idées qui leur trottaient dans la tête. Les contraintes d’espace restreignaient chaque ensemble, de sorte que le décor devait être complètement démonté avant que le suivant ne puisse être construit. Cela a bien sûr affecté le programme de tournage et parfois même l’intrigue en cours de développement. En 1976, les Residents avaient quatorze heures de vidéo filmées, mais pas même les deux tiers de ce qu’ils avaient du scénario incomplet. Finalement, peu après la sortie de The Third Reich’N’ Roll, The Residents ont abandonné Vileness Fats tout en taquinant le monde avec des photos nimbées du mystère du film.

 

Vileness Fats a été filmé sur quatre ans (1972-1976). Strict contemporain d’Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l’imaginaire américain des années 1950, les films surréalistes primitifs (La Coquille et le Clergyman, Un chien andalou, etc.) et l’esthétique expressionniste allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead encore, Vileness Fats invente littéralement notre sensibilité actuelle, carnavalesque et grotesque, cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées – à la fois avant-gardistes et bubble-gum – une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde. – POP YOGA, Pacôme Thiellement, Sonatine Éditions, 2013 (Chapitre 3 “Le Sous-marin noir, Les Residents”, pp 42 – 61)

 

BUNNY BOY SECRET ROOM

Inaccessible au public depuis le rez-de-chaussée, il est possible, à partir des coursives des étages, de découvrir en vue plongeante la chambre de Bunny Boy. Véritable espace-temporel en flottement, la chambre de Bunny Boy est à la fois un album, une série youtube, des correspondances, une fiction, un spectacle, une édition, une chambre re-construite et une performance-tournage de films en live.
 

BUNNY IS BACK,
après presque dix ans d’absence
pour stopper l’apocalypse grâce à l’aide de
sorcières rencontrées dans le Berry.
Ici se tourne un nouveau film.
Vous pouvez correspondre avec Bunny à
wearedoomed666@gmail.com

En 2008, The Residents dévoile The Bunny Boy, d’abord un album puis une web série épisodique diffusée sur YouTube et le site officiel des Residents trois fois par semaine. À l’origine de ce projet, The Residents ont reçu un message de leur vieil ami Bunny implorant de l’aide pour retrouver son frère Harvey disparu sur l’île de Patmos en Grèce. Ils ont décidé de l’aider dans sa quête en racontant son histoire et en incitant les spectateurs à correspondre avec lui par mail, et ainsi participer au récit de la série. Bunny, ce personnage-lapin, fou et délirant, a eu une correspondance bien réelle avec de nombreuses personnes à travers le monde. The Bunny Boy comptabilise 69 épisodes, une bande originale, un album musical, une tournée, un DVD et, à paraître en mai 2019, un catalogue. Bandits-Mages s’apprête à faire tout son possible pour que l’homme-lapin retrouve son frère malgré la bête qui rode aux premières heures de l’apocalypse. 
 

Au deuxième étage

FREAK SHOW

Au début de leur carrière, The Residents voulurent créer une image sans identités, complètement différente ou dissimulée pour chaque nouveau projet. Au moment de la sortie de l’album Eskimo, un album sur lequel ils ont travaillé quatre ans, ils sentirent que le groupe devait avoir quelque chose de spécial, de différent de la mode punk de l’époque. Selon The Residents, le message premier d’Eskimo était de présenter l’humanité comme se voyant elle-même à travers un labyrinthe de miroir. Finalement, après mûres réflexions, l’image qu’ils choisirent pour ce miroir déformant n’était pas qu’une “eyeball” (globe oculaire). C’était une “eyeball” portant un chapeau haut-de-forme, une touche très formelle en regard de l’esthétique trash de l’époque.

The Freak Show (1995), à Pragues
Directeur : Vaclav Kucera – Écrivain : Vaclav Kucera – Étoiles : Laurie Amat, Wayne Doba, Vladimír Gut
Ce projet inhabituel pour The Residents est un spectacle sur scène n’impliquant pas du tout le groupe. Au lieu de cela, The Residents ont engagé le chef du groupe tchèque Uz Jsme Doma (We’re Finally Home) pour diriger l’orchestre pendant que sept acteurs, chanteurs et danseurs montaient sur scène. Ron Davis a conçu le décor et les costumes, lui qui avait auparavant également réalisé les Cubo-Residents et les marionnettes Shorty & Shirley pour Cube-E ainsi que Dixie’s Story for Bad Day on the Midway. Le livre The Residents Eyeball to Eyeball est paru lors de la première repérsentation au Théâtre Archa de Prague en novembre 1995.

PORE KNOW GRAPHICS
En jouant joyeusement avec son nom ‘Poor Know/Poor? No!/Porneaux Graphics’, Pore Know Graphics a depuis longtemps gardé le statut de producteur des pochettes d’album, photos et autres images de The Residents. D’abord créé par le groupe pour la sortie du Santa Dog de 1972, Pore Know Graphics existe comme étant le domaine du graphiste Homer Flynn depuis plusieurs
décennies.

DANS LE PUIT / Photographies des concerts par Henrik Kam
25th anniversary, E-Cube et IckyFlicks

Cosmogol 999 de Jet FM animera en direct et en public depuis le Haïdouc une émission spéciale consacrée au label Ralph Records en compagnie d’Homer Flynn, représentant de la Cryptic Corporation et manager de The Residents. Elle sera diffusée sur les ondes de Jet FM à Nantes (91.2) et en streaming sur http://jetfm.fr

 

Cosmogol 999, Jet FM (Nantes)

Le Cosmogol est un carburant de l’univers des Shadoks. Les Gibis l’extraient de l’atmosphère et le raffinent pour en faire du cosmogol 999, un carburant-miracle qui alimente leur Fusée Gibi et leurs Chanoks. À Nantes, sur les ondes de Jet FM (91,2), Cosmogol 999 est une émission hebdomadaire consacrée aux musiques expérimentales [http://cosmogol999.blogspot.com/]. Ce jeudi 18 avril elle explore le label Ralph Records en compagnie d’ Homer Flynn, représentant de la Cryptic Corporation et manager de The Residents.

 

Ralph Records

Ralph Records était la maison de disques originale de The Residents, son nom vient de l’argot qui veut dire vomir, “appeler Ralph depuis le téléphone en porcelaine” et son slogan est BYE OR DIE. Ralph Records a été fondée en 1972, peu de temps après le déménagement de The Residents à San Francisco, lorsqu’ils ont compris qu’il s’agissait de la seule entité susceptible de publier leurs travaux. Ils ont confié à la société une aile de graphisme appelée Porno Graphics, alias Pore-Know Graphics, alias Poor No Graphics, alias Porneaugraphics, etc. La première sortie de Ralph est Santa Dogen décembre 1972 : un single à deux disques qui a été envoyé gratuitement à environ trois cents personnes – amis, stations de radio et même Richard Nixon et Frank Zappa. Ralph a ensuite produit d’autres artistes tel que Schwump, ou le meilleur ami et guitariste de The Residents Snakefinger. De 1976 à 1985, la Cryptic Corporation reprend le contrôle de Ralph Records mais The Residents quittent ce  label en 1987. En août 2010, Ralph Records annonce sa fermeture “en raison de la situation générale du secteur de la musique et du coût croissant de la création de produits physiques.” Le catalogue de The Residents est diffusé par Cherry Red Records depuis 2017, grâce à un partenariat avec le collectif et leur manager The Cryptic Corporation. https://www.cherryred.co.uk/artist/residents-the/

 

Emission EXCEPTIONNELLE : Entretien exclusif avec Homer Flynn et inédits de The Residents

 

Emission enregistrée en public le 18 avril à la galerie du Haïdouc à Bourges, à l’occasion de la première exposition rétrospective de l’oeuvre visuelle de The Residents au Transpalette, organisée par l’association Bandits-Mages.

Homer Flynn, fondateur et président de la Cryptic Corporation, « manager » de the Residents depuis la création du groupe à la fin des années 60 nous a accordé un entretien sur le label Ralph Records et deux inédits de The Residents

- le titre hommage à Hardy Fox, compositeur de the Residents, décédé il y a six mois, qui paraîtra en juin 2019 sur la compilation « The Godfather Of Odd – A Hardy Fox Tribute » http://www.klanggalerie.com/gg300

- un inédit de démos d’un chanteur de blues retrouvés par The Residents, à paraître en janvier 2020 sur le label Psychofon Records

Playlist et podcast EN ÉCOUTE sur : http://cosmogol999.blogspot.fr

  • The Residents – Santadog for gamelan – Bridegroom of Blood, 2009
  • Snakefinger – Smelly Tongues, The Model, There’s No Justice in Life (singles 1978, 1980, 1987)
  • Chrome – Meet you in the Subway – Subterranean Modern, 1979
  • MX80 Sound – Why Are We Here – Buy or Die : Ralph Sampler, 1981
  • Rythm & Noise – Contents Under Notice, 1984
  • Michael Perilstein – Godzilla vs your Mother, 1986
  • Maria Marquez And Frank Harris – Canto Del Pilon – Potatoes (A Collection Of Folk Songs From Ralph Records – Volume 1), 1987
  • Tuxedomoon – Crash – Frank Johnson’s Favorites, 1981
  • Tuxedomoon – Jinx – A Thousand Lives By Picture, 1983
  • The Residents – If Only – Tribute to Hardy Fox (inédit, sortie prévu juin 2019)
  • The Residents present Dead Dog (inédit, sortie prévue janvier 2020)
  • Eugene Chadbourne – 198666, 1986
  • Art Bears – Rat & Monkeys – Best of Ralph, 1982
  • Fred Frith – A spit in The Ocean – Speechless, 1981
  • Renaldo & The Loaf – Honest Joe’s Indian Gets The Goat On The Way To The Cowboys’ Conga – Songs For Swinging Larvae, 1981
  • Charles Bobuck (aka Hardy Fox) sings The Residents – Boxes of Armaggedon, 2016

http://jetfm.fr/site/Cosmogol999-179-Homer-Flynn-et.html?fbclid=IwAR1BPB9vMdbswVc3HxaisR69o1gBpspZL2cD1wPbb52cqXD67_L5N4Pa0Ow

 
Cette conférence est l’occasion de converser pour la première fois avec Leigh Barbier, artiste et collaboratrice de Industrial Light and Magic pour Lucas Films (Star Wars) comme de The Residents, et avec Homer Flynn, porte-parole de The Cryptic Corporation, la compagnie de production de The Residents localisée en Californie, et artiste graphique pour le groupe.
 
Leigh Barbier est une artiste basée en Californie dont les peintures et les installations décrivent des mondes figuratifs, naïfs, subterfuges, burlesques et satiriques, inspiré de l’art religieux, des muralistes de la révolution mexicaine et de l’imagerie Disney des années 60, tout en amenant un point de vue féministe corrosif. Son travail est souvent cité comme faisant l’articulation entre Frida Kahlo, Louise Bourgeois et Kiki Smith. Elle est également collaboratrice en tant que designer et digital painter de la société Industrial Light and Magic pour des contrats notamment avec la Lucas Films, et dans ce cadre a contribué à plusieurs épisodes de Star Wars. Elle collabore avec The Residents depuis plus de vingt années.
 
En tant que concepteur visuel, président et porte-parole avec Hardy Fox de The Cryptic Corporation, la société de relations publiques et de production de The Residents, Homer Flynn a été impliqué dans la quasi-totalité des projets improbables du groupe depuis le début des années 1970. Il conçoit les produits graphiques comme les pochettes d’album (plus de 80 albums) et les dérivés promotionnels du groupe.

Performance God In Three Persons par The Residents, Joshua Brody et de jeunes artistes, à l’issue d’un workshop d’une semaine. Avec le post-diplôme son de l’ENSA de Bourges. Tarif : 4€ / au Haïdouc – Durée encore inconnue, environ 1h30

 

God In Three Persons par The Residents

God In Three Persons est une interprétation de la trinité à la fois allégorique et personnelle où un impresario, nommé Mr. X. découvre deux jumeaux siamois guérisseurs, un frère et une sœur. Il les convainc de devenir leur manager, mais il est obsédé sexuellement par la jumelle du duo. Il les sépare et viole la jeune fille. Les jumeaux meurent et Mr. X. réalise que lui seul alimentait l’obsession dont il était victime. God In Three Persons est une histoire de l’Occident qui pleure sur la beauté qu’il a violée. Cet opéra-album créée en 1988, le plus “queer” à ce jour, a été conçu comme une possible pièce de Théâtre. En 2019, God In Three Persons devient une expérience tant sonore que visuelle où la fragilité de l’improvisation côtoie la précision de la composition musicale. Pour l’élaborer, une semaine de création collective rassemble de jeunes artistes du post-diplôme son de l’Ensa de Bourges, des étudiants en école d’art et des collaborateurs de longue date de The Residents : le musicien Joshua Brody et l’artiste Leigh Barbier (https://www.leighbarbier.com). La performance donnée sera donc un évènement unique : une forme totalement originale résultant d’un processus nouveau et d’un dispositif résolument expérimental.

 

Joshua Brody

Joshua Raoul Brody collabore avec The Residents depuis 1976 et le film Vileness Fats. Il a été l’un des rares artistes à paraître sur scène avec The Residents sans porter de masque. Ce n’est pas un Residents ; ça se voit, parce que The Residents ne se vantent pas. Joshua Raoul Brody enseigne l’art de l’improvisation des chansons dans le monde entier et a presque fini un livre sur le sujet. Il compose également des musiques pour le cinéma, la vidéo et le théâtre, et accompagne des chanteurs, des comédiens et des civils. Sa devise est « La musique est trop importante pour être laissée à des professionnels ».

 

Post-diplôme Arts et créations sonores de l’ENSA de Bourges.

Depuis 2000, l’École nationale supérieure d’art de Bourges a initié un atelier dédié aux pratiques sonores. L’innovation de ce projet consiste à créer des ponts entre les musiques expérimentales et les pratiques sonores, de mélanger de jeunes artistes d’horizons différents et de les doter de cette double approche pour favoriser de nouvelles situations de recherche. https://www.ensa-bourges.fr

Pacôme Thiellement

Bandits-Mages sollicite l’essayiste et réalisateur Pacôme Thiellement pour organiser deux soirées reliées au(x) monde(s) de The Residents. Spécialiste de la Pop Culture, il est l’auteur de nombreux textes à leurs sujets, ouvrant des ramifications originales et saisissantes de leurs influences et portées.

PROJECTION de STUPOR MUNDI le 9 mai à 21h

Une des premières ramifications est entre The ResidentsFreaks de Tod Browning et Frank Zappa, sujets de la série Stupor Mundi. Frank Zappa est un des mentors du collectif mythique. Le freak (monstrueux) étant une figure critique et poétique constamment invoquée dans l’univers The Residents. Les hasards ou les alchimies veulent qu’une partie de Stupor Mundi a été réalisée à Bourges, en 2014, à l’occasion de l’invitation par Pacôme de Eyvind Kang, autre figure essentielle de la musique indépendante. http://www.pacomethiellement.com/corpus_film.php?id=254

DISCUSSION à 19h & PROJECTION de FREAKS à 21h le 10 mai

La deuxième ramification est celle de The Residents avec la scène graphique et artistique française, en particulier dans les années 80. Ce sera l’objet d’une discussion entre Pacôme Thiellement et l’artiste Xavier Boussiron, lui-même très influencé par le groupe. Cette discussion sera modérée par l’artiste sonore Jean-Philippe Renoult, qui a notamment réalisé le documentaire de création The Residents : À la recherche de l’œil perdu pour France Culture en 2001.

La soirée se poursuivra par la projection du film Freaks de Tod Browning (1932, 1h30m) ou La Monstrueuse Parade, film culte américain. L’histoire se déroule dans les années 1930, dans le cirque Tetrallini en tournée à travers l’Europe.

Retrouvons nous autour d’un Bunny Cocktail pour une conférence thématique sur la figure du lapin dans le cinéma suivie d’une projection de Harvey de Henry Koster, 1951 (1h44min), Donnie Darko de Richard Kelly, 2001 (2h13m) et autres films surprises. Tarif : 4€

 

Harvey de Henry Koster, 1951 (1h44min) : Mistigri de sa famille, Elwood a un petit grain : il se croit accompagné en permanence d’un lapin blanc de 1,90 m. Lasse de le voir troubler ses thés mondains avec ses délires ahuris, sa soeur l’emmène à l’asile. Mais les psychiatres la trouvent encore plus folle qu’Elwood et l’internent à sa place…

Donnie Darko de Richard Kelly, 2001 (2h13m) : Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas comme les autres qui a pour ami Frank, une créature que lui seul peut voir et entendre. Lorsque Donnie survit par miracle à un accident, Frank lui propose un étrange marché.

« Les deux choses que les Residents aiment sont: créer une musique que personne n’a entendue auparavant et reprendre la musique des autres pour en faire une musique que personne n’a entendue auparavant. », Homer Flynn

« L’ignorance de ta culture n’est pas considérée comme cool », The Residents

Tout ce qui se raconte sur l’histoire des Residents n’est qu’hypothèse, mythologie et présomptions, les faits ne pouvant être ni vérifiés ni réellement confirmés par qui que ce soit.

 

The Residents est un collectif d’artistes américains surtout connu pour sa production discographique, ses spectacles de théâtre musical et ses nombreuses vidéos d’art. Durant les cinquante années de sa carrière, The Residents compte à son actif plus de quatre-vingts albums et de nombreux singles. Le groupe a également produit un court-métrage, cinq importantes pièces de théâtre musical, trois fictions interactives sur CD-ROM, dix DVD (quatre DVD de concerts et six DVD de films et d’art vidéo) ainsi que des bandes sonores pour le cinéma et la télévision.

En 1969, le collectif tente sa chance auprès de Warner Bros et envoie une “démo” qui n’est pas retenue. Aucune identité n’étant précisée sur cette démo, Warner Bros la renvoie aux “résidents” de l’adresse indiquée qui adoptent ce nom générique. Pour diffuser ses projets, The Residents fonde en 1972 son propre label : Ralph Records.

En 1974 sort le premier album Meet The Residents dont la couverture est une parodie de Meet The Beatles. Puis est enregistré le premier album narratif, l’opérette Not Available, qui selon la Théorie de l’Obscurité de N.Senada, est ensuite placé en lieu sûr pour n’être rendu public qu’après avoir été oublié.

En 1976, est fondée la Cryptic Corporation pour fédérer les différentes activités et productions de The Residents. Elle produit cette même année l’albumThe Third Reich’n’Roll qui déconstruit la musique pop et les publicités des années 60.

Les bandes de Not Available sont finalement publiées en 1979 pour des obligations contractuelles. Parallèlement sort l’album phare, critique du monde occidental, Eskimo, nominé au Grammy Awards.

Le collectif The Residents est prolifique et “multi-pistes”. En 1987, il s’intéresse au début de l’informatique et se lance dans des projets musicaux essentiellement conçus à partir de procédés MIDI. Il sort en DVD une compilation de ses courts-métrages (2001 : Icky Flix), compose des musiques pour un documentaire (2005), démarre un projet de théâtre radiophonique sur Internet (2006 : River of Crime), fait une adaptation de la nouvelle Der Sandmannde Ernst Hoffmann (2007 : The Voice Of Midnight), crée des fictions sur le web (Timmy, 2008 : série The Bunny Boy sur YouTube), réalise un clip promotionnel (2016 : Randy) pour le film Double Trouble

En 2017 sort l’album Ghost of Hope : “Pour moi, ce qui est resté identique entre “Meet the Residents” et “Ghost of Hope” c’est une attitude et une façon qui a plus à voir avec une vision esthétique qu’une carrière commerciale. Le groupe ne s’est jamais départi d’une volonté de distraire et d’amuser mais sans user des codes conventionnels attendus.”- Homer Flynn

En 2018 sortent à la fois l’album participatif I AM A RESIDENT !, composé de versions enregistrées par leur fans des chansons du groupe et l’albumIntruders. The Residents est actuellement en tournée européenne.

Plusieurs ouvrages et films documentaires sont consacrés à The Residents. Citons par exemple la BD graphique The True Story of The Residents, The Cryptic Guide To The Residents put out by the Cryptic Corporation, de Matt Groening, 1986. Les films documentaires et musiaux The Eyes Scream: A History of the Residents de John Sanborn (1991) ; The Theory of Obscurity : a film about The Residents de Don Hardy (2015) et Twenty Twisted Questions, laserdic par The Residents avec Penn Jillette (1992)

https://www.residents.com/

https://www.facebook.com/TheOfficialResidents

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Residents

INFOS PRATIQUES

Entrée libre et boutique éphémère du mercredi au samedi de 14h à 19h et jusqu’à 22h les 20 avril, 27 avril, 9 mai, 10 mai et 17 mai.

Les dimanches sur rendez-vous auprès de Julien Record : 06 80 04 69 86.

MÉDIATION

Renseignement et inscription auprès de Julien Record au 06 80 04 69 86.

PRESSE

Pour toute question et demande d’entretiens : press@bandits-mages.com

Press Kit en bas de page

Visuels complémentaires : https://www.residents.com/press/

Dans l’exposition

Émission exceptionnelle de Cosmogol 999 (Jet FM, Nantes) : Entretien exclusif avec Homer Flynn et inédits de The Residents / enregistrée en public le 18 avril à la galerie du Haïdouc à Bourges.

Deux inédits de The Residents

- le titre hommage à Hardy Fox, compositeur de the Residents, décédé il y a six mois, qui paraîtra en juin 2019 sur la compilation « The Godfather Of Odd – A Hardy Fox Tribute » http://www.klanggalerie.com/gg300

- un inédit de démos d’un chanteur de blues retrouvés par The Residents, à paraître en janvier 2020 sur le label Psychofon Records

Plus d’informations sur : http://cosmogol999.blogspot.fr


À écouter, l’émission spéciale de LA NUIT DES SAURIENS

Avec une interview d’Homer Flynn, porte parole de The Residents, réalisée le 20 avril dernier, lors du vernissage de l’exposition rétrospective sur le groupe, au Transpalette à Bourges, par Patrick Pincot.



Pour aller plus loin : documents inédits et liens

    • The Residents site officiel
    • The Residents : À la recherche de l’œil perdu, production en français de 1H30 pour France Culture en 2001, Jean-Philippe Renoult / archive inédite

L’exposition rétrospective The Residents au Transpalette est finie, mais l’aventure se poursuit.
Découvrez ici deux vidéos issues des évènements produits :

Performance God In Three Persons
par The Residents, Joshua Raoul Brody et de jeunes artistes, dont ceux et celles issus du post-diplôme son de l’Ensa de Bourges. Ils-elles ont performé le 27 avril 2019. Les décors ont été dirigés par Leigh Barbier et Marc Sausset.
Production Bandits-Mages.

Rencontre et discussion à propos de The Residents
Mise en perspective de l’exposition The Residents à travers une discussion entre l’essayiste et réalisateur Pacôme Thiellement et l’artiste Xavier Boussiron, modérée par l’artiste sonore Jean-Philippe Renoult. Elle a eu lieu le 10 mai 2019 au Transpalette et a été organisée par Bandits-Mages.

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