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CHTHULU DAY & SOIRÉE DE CLÔTURE

14H PROJECTION « TRANSPLANT » : Acclimatation (19,52) de Karine Bonneval ; Les Eaux dormantes (17’54) d’Emmanuel Piton ; Heroic Makers vs Heroic Land (10’56) d’Isabelle Arvers

16H CARTE BLANCHE « IT’S TIME FOR CHTHULU » (Emmetrop et Quimera Rosa) : restitution du workshop de lecture critique et performative autour du Manifeste Chthulucène de Donna Haraway, suivie d’une conférence de Jens Hauser (France/Allemagne) sur les nouveaux rapports en art et biotechnologie : microperformativité et plantamorphisation ; L’art (littéralement) vivant au-delà de l’anthropocentrisme.

19H PROJECTION de Tepentar (28’), en cours de post-production, de Pierre Michelon, en présence du réalisateur et d’Olivier Marboeuf, producteur. Sudipta Mitra Datta (Inde), traductrice, ne pourra être présente contrairement à ce qui a été indiqué dans le programme papier.

21H CARTE BLANCHE IT’S TIME FOR CHTHULU (EMMETROP ET QUIMERA ROSA) : projection de Donna Haraway : Story Telling for earthly survival (90’) de Fabrizio Terranova (Belgique), en présence du réalisateur.

22H30 SOIRÉE DE CLÔTURE : DJ Set et hybridation collective et festive. Emmêlons nos rhizomes !

14H PROJECTION TRANSPLANT

Acclimatation, 2009, 19:53
de Karine Bonneval artiste indépendante, France.
Synopsis
« Acclimatation » suit l’évolution d’un personnage solitaire, mi-jardinier, mi-savant fou, qui vit dans une serre en autarcie. Il pratique d’étranges opérations sur ses pensionnaires végétales et sur lui-même pour petit à petit devenir plante.

Les Eaux dormantes, 2016, 17:00
de Emmanuel Piton artiste indépendant, France.
Synopsis
« Sous le lac, la terre est craquelée, comme des chemins possibles à prendre.
Dans les profondeurs des eaux dormantes, un grondement résonne , peut être un soulèvement à venir ».

Heroic Makers vs Heroic Land, 2016, 10:56
de Isabelle Arvers artiste indépendante, France.
Synopsis
Comment vivre dans la Jungle de Calais et créer des espaces de vie et de partage ? Comment faire le travail du gouvernement qui refuse de voir l’urgence de la situation ? En moins d’un an, avec l’aide d’ONG, les réfugiés ont construit une ville-monde peuplée de restaurants, écoles, galeries d’art…

16H CARTE BLANCHE « IT’S TIME FOR CHTHULU » : RESTITUTION
restitution du workshop de lecture critique et performative autour du Manifeste Chthulucène de Donna Haraway
suivie d’une conférence de Jens Hauser sur les nouveaux rapports en art et biotechnologie : microperformativité et plantamorphisation; L’art (littéralement) vivant au-delà de l’anthropocentrisme.
19H PROJECTION
Tepentar, 2016, 28:00
de Pierre Michelon
Synopsis
Tepentar (horizon) est l’histoire d’un enfant qui voulait devenir apatride. Pour y parvenir, il s’était imaginé des passages secrets qui feraient glisser le sens des mots d’une langue à l’autre, d’un paysage à l’autre, d’une époque à l’autre.
Des mots qu’il rêvait de lancer vers le ciel pour anéantir quelques phobies, xéno et homo. La grande bibliothèque de la maison était une montagne escarpée où il se découvrait des allié.e.s pour peupler son rêve apatride : Œdipe, Marguerite Duras, Guy Hocquenghem et Gayatri Chakravorty Spivak lui offraient des paroles aiguisées comme des lances qu’il offrit un jour à Sudipta Mitra Datta, un oiseau polyglotte capable de chanter de nouveaux horizons.
21H CARTE BLANCHE « IT’S TIME FOR CHTHULU » : PROJECTION
Donna Haraway: Storytelling for Earthly Survival, 2016, 90:00
de Fabrizio Terranova
Synopsis
Donna Haraway, éminente philosophe, primatologue et féministe, a bousculé les sciences sociales et la philosophie contemporaine en tissant des liens sinueux entre la théorie et la fiction. Elle s’est fait connaître à partir des années 1980 par un travail sur l’identité qui, rompant avec les tendances dominantes, œuvre à subvertir l’hégémonie de la vision masculine sur la nature et la science. L’auteure du Manifeste Cyborg est aussi une incroyable conteuse qui dépeint dans ses livres des univers fabuleux peuplés d’espèces trans-futuristes. Le réalisateur Fabrizio Terranova a rencontré Donna Haraway chez elle en Californie. À partir de discussions complices sur ses recherches et sa pensée foisonnante, il a construit un portrait cinématographique singulier qui immerge le spectateur dans un monde où la frontière entre la science-fiction et la réalité se trouble. Le film tente de déceler une pensée en mouvement, mêlant récits, images d’archives et fabulation dans la forêt californienne.