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Aventure asiatique

les rues de Pondichéry

Les associations Bandits-Mages et Emmetrop portent en 2014 un second projet au titre de la coopération décentralisée et de la solidarité internationale auprès du Conseil Général du Cher, qui s'inscrit dans un projet de coopération internationale en lien avec la Fracama et le Conseil Régional du Centre.



Ce projet international  avec l'Inde du sud croise les pratiques artistiques musicales et le multimédia autour d’un projet d’actions culturelles et d'éducation artistique.



Tout au long du séjour, Caroline Delaporte vidéaste et coordinatrice de la Zone d'Activité Artistique et pédagogique réalise un journal de bord et des expérimentations sonores et visuelles en associant à la création les publics rencontrés.
 
"...Une journée en Inde du sud au printemps c'est à dire entre la saison des moussons et celle de l'été caniculaire, une seule journée de printemps, et le Sud qui dort en toi, se réveille et allume son feu: la douceur, la durée des journées, le sol sur les pieds nus, la poussière, les voix, tout vit dans la rue et dans les maisons aux fenêtres ouvertes. Les couleurs traversent ta vision comme des miracles, tes pieds se tordent sur les ébauches de trottoirs, le ciel est une plaque chauffante, ton cerveau va bientôt chauffer lui aussi en essayant d'attraper les pensées et les paroles qui te sont adressées dans un Anglais « tout couleur ». La musique de la langue Tamoul t'attire mais pour toi elle n'est que souffles et rythmes étranges

Désir et peur mêlées, dans les semaines qui précédent le départ, nous tentons de prévoir, préparer les rencontres, les échanges que nous allons vivre avec les gens du Tamil Nadu.
Des images fugaces de récits ou films se situant en Inde, surgissent comme des messagers furtifs, messagers des voyageurs qui nous ont précédés dans le pays de Moogli, Baloo et Baguera. Nous ne ferons pas un "crash" dans la jungle, mais nous approcherons à l'aube du plateau du Decan dont les ondulations et la couleur ocre font penser à une peau immense.
Dans mon sac, des films à projeter, je me demande comment les questions philosophiques, humaines ou politiques qu'ils posent seront entendues. Faut-il présenter le contexte, où laisser les films parler sans aucun préalable? J'ai réalisé des sous-titrages, vogue le navire. Dés le premier jour nous rencontrons Siddharth, un jeune réalisateur free-lance qui a fait cette formation en communication visuelle, au Madras Christian College dans laquelle nous intervenons le lendemain. Il est ferme et lucide: "il faut tout montrer! Le cinéma expérimental n'existe pas ici (dans l'université)…" Siddhart est une perle: il parle quatre langues, il connait les personnes qui travaillent sur la diffusion et nous facilitera leur rencontre pendant tout le séjour, encadrera un des workshop “réalisation”.

Lendemain, vendredi nous sommes acceuillis dans le Madras Christian Collège, université fondée par des Ecossais, assez ancienne (elle a formé le 1er président Indien) Elle est située dans un parc, un des plus grand de Chennaï, dont la végétation est luxuriante, des biches en liberté s'y promènent... Oasis de calme habité par des jeunes venus parfois de très loin pour y étudier..."

suite texte et photos sur le blog

musical india1web from caroline delaporte on Vimeo.


musical india2web from caroline delaporte on Vimeo.


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